IEF, premier jour d’une nouvelle vie

Un nouvel impôt ? Un nouveau code ou sigle entre collègues ? Non, pas vraiment…

Il s’agit de l’instruction en famille. 

Pourquoi je vous parle de cela aujourd’hui ? Et bien parce qu’à partir d’aujourd’hui notre fils de six ans débutera son instruction en famille. Jusqu’à quand ? Je l’espère le moins longtemps possible. Peut-être quand l’état décidera que pour être en pleine santé et être dans la meilleure attitude pédagogique possible, un enfant a besoin de respirer à pleins poumons, d’oxygéner son cerveau afin que chacune de ses cellules reçoive tout ce dont elle a besoin pour être efficace.

Il y a des campagnes pour le sommeil, les écrans, l’alimentation, l’activité physique et l’impact qu’ils peuvent avoir sur les apprentissages scolaires, je ne comprends pas que les enseignants, directeurs, maires, ministres et président ne s’interrogent pas sur l’oxygénation d’un jeune enfant avec un masque durant toute sa journée de classe. Nous savons tous l’impact d’une mauvaise oxygénation de nos cellules, surtout celles du cerveau, comment demander à nos enfants de se priver de ce qui les maintient en vie et en bonne santé ?

D’ailleurs je me questionne aussi car il y a quelques mois ces mêmes enfants n’étaient finalement pas si porteurs de ce virus, ils étaient les seuls à pouvoir sortir sans masques. Nos enfants deviendraient-ils dangereux ?

Pendant quinze années j’ai enseigné en école élémentaire, j’ai appris à lire, compter mais surtout j’ai aimé voir des sourires se déposer sur les lèvres de mes élèves lorsqu’ils étaient heureux, fiers d’eux, enthousiastes et curieux. C’est si triste d’enfermer nos chers enfants, derrière un morceau de tissu qui couvre plus de la moitié de leur visage.

Il y a quelques semaines, notre gouvernement a annoncé que les collégiens et lycéens devraient porter un masque pour entrer dans  leurs établissements, il y a quelques jours, ce même gouvernement a annoncé que chaque enfant à partir de six ans devrait lui aussi porter un masque pour aller à l’école.

Porter un masque, ne plus respirer à pleins poumons, ne plus rire aux éclats car franchement avec un masque on n’a plus vraiment envie de rire. Cacher une partie de son visage, ne plus montrer son air rieur, cacher une grande partie de ses émotions, parler fort. Quelle épreuve pour ces jeunes enfants qui apprennent à décoder leur environnement, le monde des adultes, ce que pensent son pair et les différentes personnes qu’ils côtoient en utilisant tout ce qu’ils ont pu observer des comportements de chacun. Nous cachons nos mots, nos réactions, nos émotions, nous devenons des automates et nous induisons ce même comportement chez les plus jeunes.

Pendant plusieurs années je me suis demandée ce qui poussait des parents à opter pour ce mode d’instruction en famille, cela m’a souvent questionné. Je me rends compte que finalement lorsque l’institution ne prend pas soin de nos enfants comme nous jugeons qu’elle devrait le faire, nous devons faire certains choix.

Je n’ai pas toujours été d’accord avec tout ce qui était demandé, voir imposé par le rectorat quand j’enseignais mais je n’ai pas senti que je mettais mes élèves en danger. 

Dès cette annonce du port du masque du masque à partir six ans, je ne voyais pas comment je pouvais continuer à parler à mon fils de liberté, d’envies, de l’inviter à choisir ce qui nous rend heureux dans la vie et lui imposer durant toute sa journée d’écolier, récréation comprise de porter un masque, de s’enfermer.

Après en avoir parlé avec le père de mon fils, nous avons convenu que ce choix ne nous appartenait pas même si nous préférions pour sa santé physique et psychique qu’il ne porte pas de masque, que notre fils avait le choix de la façon dont il souhaitait vivre ce temps de classe et que nous étions prêts à débuter une instruction en famille même si cela demandait d’importants aménagements de notre quotidien, ou le laisser prendre le chemin de l’école avec un masque si cela était son choix.

Hier matin il est venu me dire qu’il ne voulait pas porter le masque, qu’il faisait le choix de rester à la maison. Ce choix a du être difficile pour lui car il est fils unique et retrouver ses copains et jouer avec eux dans la cour représente son temps fort de la journée.

Nous lui avons expliqué que nous ferions notre possible pour qu’il puisse reprendre le chemin de l’école, rire et partager des temps forts avec sa classe sans masque.

Notre intention n’est pas de l’extraire d’un espace  scolaire dont  nous sommes  pleinement satisfaits sur le plan pédagogique et humain mais de lui offrir sur les plans sanitaire, émotionnel et psychologique,  les conditions d’apprentissages que nous jugeons les plus sereines  pour notre fils.

Chacun fait des choix, pour lui, ses proches, son environnement, nous essayons toujours de les adapter à ce qui est le plus proche de notre souhait profond et je ne souhaite aucunement lever une polémique ou juger qui que ce soit. 

Je vous partage comme je le fais toujours dans mes articles, mon quotidien, mes expériences afin qu’elles puissent vous accompagner, vous soutenir pour  faire vos propres choix, vivre vos expériences en conscience, pour cheminer sur votre parcours d’éveil.

Prenez soin de vous en cette période qui vient chambouler nos repères et surtout prenez soin des chers enfants, pleins de vie et de sagesse.

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